Histoire : sous Napoleon
SI Saône & Mouzon sous l'epoque Napoleonienne
Les Vosges ont marqué l’histoire de la Révolution par le don des hommes faits à la République (volontaires de 1791 et armée régulière puis armée napoléonienne). Le canton de Lamarche a donné lui aussi de nombreux hommes à la République, parmi ceux-ci, l’un d’eux originaire de Lamarche finira maréchal d’empire après la bataille de Friedland en 1807, gouverneur de la Prusse et de Berlin : il s’agit de Claude Victor Perrin, dit le maréchal Victor, duc de Bellune puis après Waterloo où il combat du côté du Roi Louis XVIII promu pair de France puis ministre de la Guerre (décembre 1821-octobre 1823) puis ministre d’Etat, mort en 1841.

Photo ADP3P F Relion
La Place Bellune
Mais il y en eut beaucoup d’autres, qui devinrent chevalier de la légion d’honneur puis médaillés de Saint-Hélène dont il ne reste hélas plus beaucoup de tombes sauf à Lamarche, Fouchécourt, Serécourt et Tignécourt) :
A Lamarche, le cousin du maréchal Victor, Charles Floriot
(1788-1867) , blessé en Espagne, qui devint maire de Lamarche de 1830 à 1848., mais aussi Alexis Renaud (1770-1852) d’Aureil-Maison dont la tombe en forme d’obélisque, porte le nom des grandes campagnes auxquelles il a participé et qui porte cette inscription « vaillant compagnon de l’empereur ».
A Fouchécourt, Joseph Chardin (1775-1839) surnommé le capitaine moustache a participé à 37 grandes batailles, 47 combats, à Serécourt Mansuy Prévot (1786,1872) , 1e conducteur au Train des Equipages de
Photo ADP3P F Relion
Tombe A Renaud- Vieux cimetière de Lamarche
C’est en 1795 (an 3 de la République) que se situe l’épisode des Braves d’Ainvelle :
Un groupe de 73 prisonniers prussiens dirigés par 3 officiers avec 1 sabre et quelques pistolets s’échappent de Bourmont pour rejoindre la Suisse et sont arrêtés à Ainvelle par un groupe de 10 habitants, voir site d’Ainvelle http://pmillot88.free.fr/
Félix Martin (1758-1829) avocat, conseiller au baillage de Lamarche, juge au Tribunal du district de élu député suppléant à
A signaler aussi pendant cette période, les frères Michaux de Senaide, armateurs dont l’un mourut à Pondichéry. Ils furent anoblis : Etienne Michaux de la Rozières, Charles Michaux de Fraischamp et François Michaux de Girondel , noms de 3 cantons de Senaide. Les bateaux d’Etienne Michaux avaient été saisis en port de Toulon au moment du blocus continental.

Photo ADP3P P Hannelle
Senaide le petit séminaire
En 1805 l’abbé Ayotte fonde à Senaide le petit séminaire.
Né en 1767 à Fontaine-les-Luxeuil , bachelier en 1787, puis prêtre deux ans plus tard, il devient réfractaire et exerce clandestinement à Jonvelle et Châtillon-sur-Saône . Après le concordat de 1801 , il est nommé curé à Senaide en 1803 où il enseigne le latin à quelques enfants de la paroisse . Dix ans plus tard il a 30 élèves, en 1823 200 , l’établissement est alors reconnu officiellement « école secondaire écclésiastique », premier séminaire du diocèse de Saint-Dié. Mais en raison de son éloignement géographique, des autres lieux lui seront préférés : Châtel-sur-Moselle (1828) puis Autrey ( 1861).










