PostHeaderIcon Histoire au 18eme Siecle du territoire du SI Saône & Mouzon

Au XVIIIe siècle les Français envahissent le sud de la Lorraine par 4 fois, préparant lentement l'annexion, mais aussi détruisant les places fortes et les remparts de la ville de Lamarche. Le rattachement du Barrois et de la Lorraine à la France a lieu en 1766.

C’est en 1766 à la mort de Stanislas, dernier duc de Lorraine,  que la Lorraine et le Barrois deviennent  une province française ou plus exactement une généralité du royaume de France , « une généralité financière, administrée par un intendant et un gouverneur militaire ». C’est compliqué car elle reste une province d’étranger avec des tarifs douaniers différents.

Cependant pour préparer l’annexion par les Français ont été nommés en 1737  un intendant français La Galaizière (le père qui gouverna d’une main de fer de 1737 à 58, puis le fils de 58 à 78  enfin M. de la Porte jusqu’en 1790) ainsi que des employés de la Ferme Générale (nos anciens percepteurs) et des fonctionnaires français qui se comportent avec beaucoup de dureté. A noter en particulier les nouveaux impôts (dont le vingtième) , les nouvelles corvées en particulier celles des ponts et chaussées très durement vécues par les Lorrains ; mais aussi les charges militaires en particulier la milice et le tirage au sort pour fournir des hommes à l’armée de Louis XV.

De 1766 à 1789, Louis XV règne aidé par un ministre lorrain d’origine barroise Choiseul jusqu’à sa mort en 1774. Arrive le petit-fils de Stanislas, Louis XVI époux de Marie-Antoinette de Lorraine. Les Lorrains contrairement aux Français sont très attachés à la famille autrichienne. C’est un duc de Lorraine François III, fils de Léopold, beau-père de Louis XV,  qui est devenu empereur d’Autriche  et a cédé ses états en échange de la Toscane. Marie-Antoinette est sa fille et son mariage a été bien accueilli par nos ancêtres. Il légitime presque l’annexion de leur pays par la France.

En 1777 le diocèse de Toul est partagé en 3 et le diocèse de Saint Dié apparaît. C’est la même année que Claude De Saint Ouen devient  propriétaire de Châtillon sur Saône et de  Lironcourt qu’il rachète au marquis de Ligniville. C’est justement dans ce village, plus exactement à la ferme du Charmont que vont se dérouler les essais de  Nicolas Sonnini,  romain venu en Lorraine, anobli en 1756 par Le Duc Léopold,  pour cultiver des choux navets de Laponie ou rutabagas.

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Photo ADP3P P HOFSTETTER
Hôtel de Lignéville avant restauration !

Les assemblées provinciales qui s’occupent des questions économiques sont crées en 1787  par Necker : une pour la Lorraine et le Barrois et une pour les 3 évéchés. En ce qui concerne la justice à Lamarche, il y a deux juridictions : la prévôtale puis le baillage .Citons un bailli  1785 à 1790, c’est Jean-François le Duchat de Rurange , bailli d’épée originaire de Verdun qui va acheter le château d’en bas d’Isches en 1779 avec les terres ainsi que la part dans la seigneurie de Senaide  appartenant au marquis d’Harcourt.

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La situation économique avant la Révolution

 

En mars  1789 le Roi ayant pris la décision de convoquer les Etats Généraux , vont être rédigés les cahiers de doléances  qui révèlent la réalité de la vie quotidienne tout particulièrement parce que l’hiver 88-89 a été un hiver rude, rigoureux et long, et qu’une crise de subsistance s’installe , puis la fenaison est en retard, la soudure est délicate. L’été 1789 est un été humide, et les récoltes sont  mauvaises.

Fouchécourt demande à rentrer dans le droit de vaine pâture qu’une possession antérieure et immémoriale fondée sur une transaction ancienne lui assure dans les bois de l’abbaye de Flabémont.

Les paysans se plaignent des colombiers, les pigeons mangent la semence, arrachant même le blé qui commence à lever et dévastent les récoltes tant avant que lors de leur maturité. Le vœu général est leur destruction ou  de les tenir enfermés pendant ces époques.

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Photo ADP3P F Relion
La Maison du Laboureur !

 

La situation misérable des paysans a pour cause le poids écrasant des charges fiscales, impôts d’état, redevances seigneuriales et dîmes. Par exemple Serocourt se plaint de  payer la dîme à la septième gerbe, elle a plus de 3.500 francs de dette, que son finage est assujetti aux lots et ventes et à d’autres prestations onéreuses, que ces considérations doivent la faire ménager à la taille (article 16 des demandes particulières de quelques communautés)  .Quant aux manœuvres ils ne touchaient qu’un maigre salaire. La milice enlevait à la terre beaucoup d’entre eux.

 

Les frontières entre provinces,  Bassigny-Mouvant,  Comté, et Champagne entravent  le commerce : acquit à caution,  reprises et  confiscations, vexations de toutes espèces, saisies faites sans droit ;  entraves gênantes par la diversité des poids et mesures qui varient dans presque tous les villages.



 
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